Projets encours

Crayonnés projet d’album BD encours : Les dogues noirs.

Les dogues noirs de l’Empire
Tome 1 : La force noire

SYNOPSIS

Août 1914. La guerre s’annonce en Europe. L’armée française, en manque d’effectifs recrute dans ses colonies. Tout comme beaucoup d’autres jeunes africains, Bakary d’engage en tant que tirailleur. Ils quitte son village du Dahomey pour un camp de formation où il fait la rencontre d’autres tirailleurs dont ils se lient d’amitié. Yoro, « le traducteur » qui comprend tout de travers, Bamba, « l’obsédé » qui n’a pas d’autres sujets de conversation que les femmes, Cheick «la bouffe » à qui il ne manque jamais un bout de pain dans le paquetage, Charles, le « patriote » originaire du Gabon et le Sergent Gamelon, colon qui leur mène la vie dure. Après une formation militaire de base, la troupe part en guerre en envahissant le territoire ennemi : le Togo voisin, à l’époque colonie allemande. Les combats sont rudes mais brefs : ils durent une dizaine de jours. Puis c’est le départ pour le Cameroun par bateau et le débarquement à Douala.

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Là aussi, c’est une succession de combats contre des troupes allemandes fort aguerries. La guerre se terminera par la capitulation à Mora, au nord-Kamerun des dernières troupes allemandes. Bakary aura perdu des amis et, surtout aura fait l’expérience du feu. Il aura, en particulier été obligé de tuer son ami, son cousin, Babacar, tout juste né de l’autre côté du fleuve et donc du côté allemand.
Baptême du feu sanglant pour ce jeune homme, à peine sorti de l’enfance….

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3ème planche en couleur

La première planche avait subi une véritable transformation depuis l’esquisse originale, en particulier grâce au travail de Massiré sur l’apparence de l’oiseau dans la première case.
Dans la seconde, c’était un problème de découpage et de lisibilité qui avait été vu lors de la réalisation du story-board.
La quatrième, enfin, avait connu un problème de raccord que nous avions dû corriger.

Cette troisième planche est celle qui nous a causé le moins de soucis. Si vous voulez voir son évolution, il vous suffit de cliquer ici (ou bien sur “Planche 3” sous la colonne “Thèmes des posts”, dans la partie de gauche de l’écran =>).
La voilà en tout cas dans sa version définitive, en couleur !

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2ème planche en couleur

Et voilà la deuxième planche finalisée, qui vient plus que dignement fêter le second anniversaire d’activité de ce blog !
Plusieurs choses à vous dire sur cette planche, puisqu’il s’agit de celle qui débute vraiment l’histoire, la précédente faisant plutôt office de prologue.
Déjà, l’idée est de gérer le lever de soleil sur ces 4 premières planches et donc la gradation de la luminosité et des couleurs. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les teintes sont déjà plus chaudes que sur la précédente – et Massiré a encore fait des merveilles sur la colorisation.
Ensuite, cette planche est aussi là pour donner un peu le ton général de la BD: après le panorama grandiose de la grande première case (et du prologue), l’effet quasi-comique de la chute du Giuseppe et les dialogues un peu crus ramènent le lecteur au sol, les deux pieds dans le marécage.
Mais trêve de bavardages, pensez plutôt à jeter un œil attentif sur cette deuxième planche. Le lézard est toujours là mais avez vous vu les pirogues ?
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Projet La Case blanche : Dernière ligne droite

Bien souvent, un site ou un blog ayant pour sujet principal une création artistique a la double volonté de tenir informés ses lecteurs des dernières avancées du projet et d’expliciter les sources qui ont œuvré dans l’arrière boutique.

 

 

Reste que l’on parle peu des démarches menant de la création, à proprement parler, à sa publication. Dans le cadre d’une bande dessinée, plusieurs chemins sont possibles : la publication confidentielle fonctionne encore, le réseau d’amis également – même sans passer par Facebook, c’est dire ! – et puis ce qu’il serait bon de nommer “la voie normale”.
Pour avoir la chance de faire éditer une bande dessinée, il faut s’armer de patience car tous les éditeurs reçoivent énormément de dossiers chaque jour. Comme il s’agit de candidatures artistiques, il va de soi qu’il y a d’un côté le “canon” attendu et de l’autre le “coup de cœur” possible. La forme canonique d’un dossier – celle que nous cherchons ici à approcher au plus prêt – se compose d’un résumé de l’histoire, d’un séquentiel, de descriptions rapides des personnages principaux, de quelques planches “terminées” (entendez ici “qui correspondent à ce que les auteurs potentiels considèrent comme le rendu final de leur projet”), des esquisses de décors et de personnages. Le coup de cœur, on s’en doute, repose plus sur le choc émotionnel provoqué par la vision d’un dossier, fut-il canonique ou non. Bien évidemment un dessinateur a bien plus de chance d’être “repéré” qu’un scénariste – ce qui en dit peut être long sur une certaine perception de cet art, mais loin de nous la volonté de faire polémique.

 

A ce jour (sonnez trompettes!), nous entrons enfin dans la dernière ligne droite de la construction de notre dossier. Ensuite viendra la longue marche auprès des éditeurs…

1ère planche en couleur

Cette première planche en couleur a fait couler pas mal d’encre (et on en est très contents).

Déjà, autant vous le dire, elle “claque” graphiquement (pas la peine de jouer les faux modestes, ce point fait l’unanimité ^^) et c’était le premier but poursuivi: pas de texte, juste piéger l’œil du lecteur par 3 grandes cases pour l’inciter à tourner la page et entrer de plain-pied dans l’histoire.
Ensuite, les participants du forum  www.bdamateur.com se sont posé des questions légitimes et pertinentes sur l’intérêt narratif de cette première planche. Massiré nous a relayé leurs interrogations et vous pouvez retrouver la discussion complète ici.
Mais avant d’y jeter un œil, prenez le temps d’admirer la planche ci-dessous. C’est l’aube, la brume se lève sur la plaine africaine et vient teindre les cieux de gris; le balbuzard amorce juste sa descente vers la vallée tandis que le soleil s’apprête à percer le brouillard matinal…
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Projet La Case Blanche : 4ème planche encrée

Dernière planche encrée du lot, la quatrième planche a failli être l’objet d’une “erreur de raccord” comme on en voit souvent au cinéma et aussi en BD.

Pour la petite histoire, si vous vous souvenez la description de la planche 2, et plus précisément de sa dernière case lorsque Giuseppe et Moïse laissent leur voiture pour continuer à pied,  il n’y était nullement précisé comment le coffre était transporté. C’est  lors de la réalisation des planches crayonnées définitives (c’est à dire après les storyboards!) que Massiré a imaginé que Moïse pouvait porter le coffre sur sa tête.

Du coup, si vous rejetez un œil sur les vignettes n°5 et 7 de la quatrième planche crayonnée, vous verrez que le coffre s’est volatilisé momentanément de la scène, alors qu’il est bien présent avant et après.

L’erreur a été corrigée lors de l’encrage (grâce à Mass-Oeil-de-Lynx-iré), comme vous pouvez le constater ci-dessous: